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Paroles et musique : Pierre Perret© Éditions Adèle1On la trouvait plutôt jolie, LilyElle arrivait des Somalies, LilyDans un bateau plein d'émigrésQui venaient tous de leur plein gréVider les poubelles à Paris.Elle croyait qu'on était égaux, LilyAu pays d'Voltaire et d'Hugo, LilyMais pour Debussy en revanch'Il faut deux noires pour une blancheÇa fait un sacré distinguoElle aimait tant la liberté, LilyElle rêvait de fraternité, LilyUn hôtelier rue SecrétanLui a précisé en arrivantQu'on ne recevait que des Blancs.2Elle a déchargé des cageots, LilyElle s'es tapé les sal's boulots, LilyEll' crie pour vendre des choux-fleursDans la rue, ses frèr's de couleurL'accompagn't au marteau piqueurEt quand on l'appelait Blanche, LilyElle se laissait plus prendre au piège, LilyElle trouvait ça très amusantMêm' s'il fallait serrer les dentsIls auraient été trop contents.Elle aimait un beau blond frisé, LilyQui était tout près à l'épouser, LilyMais la bell' famill' lui dit : "NousN'sommes pas racistes pour deux sousMais on n'veut pas de ça chez nous."3Elle a essayé l'Amérique, LilyCe grand pays démocratiqu', LilyElle aurait pas cru sans le voirQue la couleur du désespoirLà-bas aussi ce fut le noir.Mais dans un meeting à Memphis, LilyElle a vu Angela Davis, LilyQui lui dit : "Viens ma petit' soeur"En s'unissant on a moins peurDes loups qui guettent le trappeur.Et c'est pour conjurer sa peur, LilyQu'ell' lève aussi un poing rageur, LilyAu milieu de tous ces gugusQui foutent le feu aux autobusInterdits aux gens de couleur.4Mais dans ton combat quotidien, LilyTu connaîtras un type bien, LilyEt l'enfant qui naîtra un jourAura la couleur de l'amourContre laquelle on ne peut rien.On la trouvait plutôt jolie, LilyElle arrivait des Somalies, LilyDans un bateau plein d'émigrésQui venaient tous de leur plein gréVider les poubelles à Paris.
Paroles et musique : Pierre Perret© Éditions Adèle1On la trouvait plutôt jolie, LilyElle arrivait des Somalies, LilyDans un bateau plein d'émigrésQui venaient tous de leur plein gréVider les poubelles à Paris.Elle croyait qu'on était égaux, LilyAu pays d'Voltaire et d'Hugo, LilyMais pour Debussy en revanch'Il faut deux noires pour une blancheÇa fait un sacré distinguoElle aimait tant la liberté, LilyElle rêvait de fraternité, LilyUn hôtelier rue SecrétanLui a précisé en arrivantQu'on ne recevait que des Blancs.2Elle a déchargé des cageots, LilyElle s'es tapé les sal's boulots, LilyEll' crie pour vendre des choux-fleursDans la rue, ses frèr's de couleurL'accompagn't au marteau piqueurEt quand on l'appelait Blanche, LilyElle se laissait plus prendre au piège, LilyElle trouvait ça très amusantMêm' s'il fallait serrer les dentsIls auraient été trop contents.Elle aimait un beau blond frisé, LilyQui était tout près à l'épouser, LilyMais la bell' famill' lui dit : "NousN'sommes pas racistes pour deux sousMais on n'veut pas de ça chez nous."3Elle a essayé l'Amérique, LilyCe grand pays démocratiqu', LilyElle aurait pas cru sans le voirQue la couleur du désespoirLà-bas aussi ce fut le noir.Mais dans un meeting à Memphis, LilyElle a vu Angela Davis, LilyQui lui dit : "Viens ma petit' soeur"En s'unissant on a moins peurDes loups qui guettent le trappeur.Et c'est pour conjurer sa peur, LilyQu'ell' lève aussi un poing rageur, LilyAu milieu de tous ces gugusQui foutent le feu aux autobusInterdits aux gens de couleur.4Mais dans ton combat quotidien, LilyTu connaîtras un type bien, LilyEt l'enfant qui naîtra un jourAura la couleur de l'amourContre laquelle on ne peut rien.On la trouvait plutôt jolie, LilyElle arrivait des Somalies, LilyDans un bateau plein d'émigrésQui venaient tous de leur plein gréVider les poubelles à Paris.
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